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Qualité de l'air - Diagnostic du territoire
 

 1.    Qualité de l’air extérieur, de quoi  parle-t-on ?

L'Homme inhale quotidiennement environ 15 000 litres d'air. Cet air est composé en majorité d'azote (78 %) et d'oxygène (21 %) accompagné d'un peu d'argon (0,9 %), de dioxyde de carbone (0,035 %), de gaz rares (hélium, krypton, xénon) et d'hydrogène.
 
Mais on trouve également dans l'air, bien qu'en quantités infimes, de nombreux gaz polluants : oxydes de soufre, d'azote, ozone, oxydes de carbone, particules fines, etc.
 
Ces gaz sont émis à l'atmosphère par des sources naturelles (volcans, végétation, érosion, etc.) mais sont aussi liés aux activités humaines (transports, industries, chauffage, agriculture, etc.).

2.    L’enjeu sanitaire actuel : l’émission de particules fines

Les particules fines sont des petits composés solides en suspension dans l’atmosphère. Les activités humaines ont considérablement accentué leur concentration dans l’atmosphère, notamment à basse altitude.
 
Les particules fines étant en suspension dans l'air, elles sont inhalées et provoquent ou accentuent des maladies respiratoires (notamment chez les populations les plus vulnérables comme les jeunes enfants, les personnes âgées, les personnes atteintes de pathologies des voies respiratoires ou cardio-vasculaires. Les particules fines PM10 (d’un diamètre inférieur à 10 micromètres) peuvent en effet se loger dans les voies respiratoires, tandis que les très fines, les PM2,5 (diamètre inférieur à 2,5 µm) ou plus petites s’avèrent encore plus dangereuses car elles pénètrent dans les poumons voire le système sanguin.
 

3.    L’exposition du pays Thur Doller aux particules fines1

1Chiffres : Association Agrée de Surveillance de la Qualité de l’Air ATMO Grand Est-2014
Depuis les années 2000, on constate une diminution des principaux indicateurs de pollution dans l’atmosphère, notamment grâce à la mise en œuvre de normes plus strictes. Il en est de même au pays Thur Doller. Mais dans le même temps, les taux de concentration dans l’atmosphère de ces gaz, notamment les particules et l’ozone sont restés plutôt stables et en supérieurs à certaines normes de qualité de l’air. Les concentrations dépendent des émissions humaines mais également de la topographie ou des conditions climatiques : par exemple, les inversions de température en hiver bloquent l'évacuation des particules fines en haute altitude.
 
Des mesures effectuées en Thur Doller par l’Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) ATMO Grand Est, font ainsi état de dépassements des seuils autorisés en hiver pour les particules fines (PM10) et très fines (PM 2.5), majoritairement liées au chauffage bois.
 
 
Il en ressort que 60% des émissions de particules fines PM10 au pays Thur Doller proviennent du secteur résidentiel (et même 70% pour les PM 2.5). C’est la plus grosse source d’émission de PM10 devant :
  • l'agriculture : 19%
  • le transport routier : 12%
  • l'industrie : 10%
 
Si on compare par type d’énergie émettrice de particules fines, le bois énergie représente 56% des PM10 émises, devant les polluants de l’industrie et l’agriculture (35%) et loin devant les produits pétroliers  (9%). De même pour les PM 2.5, le bois énergie représente plus de 70% des particules très fines émises :

 

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